


Qui n’a jamais entendu parler de Robinson ? Le matelot échoué seul sur son île déserte… Bien que l’histoire réelle dont s’est inspiré Defoe n’a duré que quatre ans, le roman tient son héros 28 ans sur l’île avant qu’un navire passe et effectue le sauvetage. Mais pour survivre à la folie, il fallait que Robinson ne fut pas seul. Dans l’histoire, Vendredi, un sauvage cannibale se sauve avant de se faire dévorer par ses pairs venus pratiquer leurs rituels sur la plage… mais ce 25 ans après l’arrivée de Robinson sur l’île!
Et si Vendredi n’avait jamais existé ? Et s’il n’était qu’un gamin, fruit de l’imagination de Robinson, moqueur et moraliste, lui tenant compagnie de façon chimérique pour contrer la solitude insupportable ?
Robinson, toujours naufragé sur une île qu’on croît déserte excepté la présence de l’enfant, apprendra à lutter contre la fièvre, la perte du monde civilisé, les caprices de dame nature, la faim et la soif, le temps qui fuit, son propre orgueil, sa propre soif de luxe et de confort, sa propre désillusion. Accompagné réellement de sa chèvre Richard III, boitant et rabougri, il survivra par jeux et épreuves imaginées avec Vendredi, jusqu’à sa libération possible où il devra décider s’il adopte définitivement le monde sauvage ou s’il retourne, avec tout le choc que cela implique, dans le monde civilisé qui a bien évolué depuis son naufrage…